mardi 26 juin 2018

Restauration de boiseries

Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de travailler le bois, bien que cela fasse partie des travaux manuels qui m'attirent. Depuis longtemps, j'ai une fascination pour les artisans qui fabriquent les jouets et petits mobiliers en bois, et les artisans verriers, et si j'en croise à l'occasion, je peux rester des plombes à les regarder travailler, béate d'admiration devant leur façonnage de la matière. Apprendre ces techniques fait parties de mes nombreuses utopies : ces rêves auxquels on se laisse aller tout en sachant qu'on ne les réalisera jamais, en tout cas pas tous... ! Pour ma part, il y a :
- partir en humanitaire
- souffler du verre,
- créer des objets en bois (pas des plaques d'aggloméré, hein, du vrai bois noble !)
- apprendre à jouer du piano
- faire de la déco intérieure
- créer un sanctuaire à papillons
- accueillir et protéger des abeilles solitaires
- avoir une "grotte", une p'tite cabane, refuge rien qu'à moi que personne ne connaitrait et dans laquelle je pourrais aller hiberner à loisir.
- dessiner et peindre, mais que ça ressemble à quelque chose...
- monter à cheval hyper souvent
- avoir une pièce-atelier qui me sois totalement réservée à la maison (deuxième grotte, j'ai un côté "ourse mal léchée"...)

Bref, je m'égare. Revenons à la restauration des boiseries.

Nous avons acheté il y a quelques mois un bateau, un bon vieux navire de 25 ans, qui a déjà dû en voir de toutes les couleurs, et qui va nous accompagner dans la réalisation d'un autre de nos rêves : aller à la rencontre de nous-mêmes, des merveilles de la nature et des richesses des autres cultures.
Mais qui dit bateau de 25 ans, dit bateau à retaper, même si honnêtement, l'état général est assez correct. Toutefois, les boiseries ont mal résisté au soleil et à l'air marin.

La première étape pour moi est la cuisine (bien que d'autres zones me brûlent la rétine, mais cuisiner à proximité de boiseries moisies, c'était juste pas possible).

Voilà l'état dans lequel c'était :



Totalement novice en la matière, j'ai commencé par poncer pour décaper les bordures supérieures. Ce qui, à la main et sur des surfaces arrondies et incurvées prend environ un demi-siècle. C'est lorsque j'en parle à ma copine Ak qu'une solution émerge : "mais Emilie, pourquoi tu te fabriques pas un décapant ? C'est génial, rapide, et moins cher que ceux que tu peux trouver dans le commerce". Ok ! Bon, pas pour concocter la mixture, hein, le DIY a ses limites que mon emploi du temps ne peut tolérer. Mais hop, direction une grande enseigne de bricolage pour acheter décapant et nouveau vernis !

Effectivement, le décapant est d'une efficacité redoutable : on étale allègrement, on laisse agir 15 minutes, et on gratte le vernis ainsi ramolli avec une spatule. Le bonheur ! On ponce ensuite légèrement avec un grain fin pour obtenir un toucher soyeux du bois.



Puis, j'ai appliqué une teinte sur les bois ainsi décapés, avant de remettre un vernis spécial mer. Ce n'est qu'à ce moment-là que j'ai réalisé que le décapage n'était pas parfait, et qu'il y avait de nombreuses irrégularités de couleur sur les parties que je venais de faire.


J'ai donc re-décapé, avec plus d'ardeur, re-poncé en me fiant au toucher du bois pour ne rien laisser passer, re-teinté et enfin re-vernis mes rebords. Le résultat ne fut à nouveau pas parfait, malgré mon application. Mais n'étant pas une perfectionniste acharnée, et étant par ailleurs un peu pressée, je n'ai refait le travail une troisième fois que sur une zone vraiment flagrante. Les autres, présentant de légères déclinaisons de couleur par endroit, sont restées telles quelles.



Mais au final, ça ne saute pas aux yeux, et je peux enfin cuisiner dans un environnement propre !
 
J'ai aussi profité d'avoir les pinceaux sous la main pour donner un p'tit coup de jeune à un accessoire cuisine qui avait bien vécu. Impossible de récupérer toutes les tâches, mais il a déjà meilleure gueule...




dimanche 24 juin 2018

Cartes de remerciement

Récemment, nous avons sollicité nos proches pour nous aider à financer un projet perso. Si la démarche a été dure pour moi à mettre en œuvre, les retours ont été énormes !

Il était pour moi plus qu'une évidence d'envoyer un petit mot personnel pour remercier chacun des participants.



J'ai donc réalisé une carte toute simple. La découpe des lettres à la Silhouette est un bonheur, les mettre en relief sur la carte est un peu long...






Bref, une carte simplissime, en raison d'un cruel manque de temps, mais que j'ai remplie de chaleur et de reconnaissance... Encore tellement MERCI, les potes ! <3
 

mardi 20 mars 2018

J'ai testé... la Mosaïque !



L'été dernier, dans le cadre d'activités manuelles avec des enfants, j'ai testé la mosaïque. J'ai choisi des mosaïques en plastique (soi-disant "faciles à couper", mon œil !), en 1cm et 0.5cm de côté. J'en avais pris des transparentes et des opaques.
Je leur ai proposé de réaliser des photophores ; c'est toujours un grand succès avec les enfants. J'ai choisi des photophores le moins évasé possible, et surtout, j'ai acheté du scotch double-face !

La technique s'est révélée très simple et très plaisante pour tout le groupe (filles et garçons de 7 à 12 ans). On commence par le bas du photophore en posant une bande de scotch. Ensuite, ils mettent les mosaïques comme ils veulent, on pose une deuxième bande juste au dessus et ainsi de suite.

Je n'ai pas proposé la finition des joints, déjà parce que ça me paraissait compliqué avec certains enfants, et aussi parce que c'est déjà joli sans. 



 Dans le lot, un garçon a préféré faire du vernis-collage...

J'ai aussi tenté de faire un cadre en mosaïque. J'ai collé les carreaux avec une colle classique, et cette fois j'ai fait des joins en plâtre. La peinture est venue en dernier.






Peinture marron puis ponçage pour un aspect légèrement vieilli.

mardi 6 mars 2018

Customisation de veste

Louloute aime beaucoup les vestes, qu'elle porte 6 mois de l'année, mais en général ne choisit que des vestes unies. Comme tout le reste de sa garde robe. Quasiment tout est uni dans son armoire, à part quelques t-shirts. 
Mais parce qu'un peu de fantaisie c'est bien aussi, je lui ai proposé de customiser un peu sa dernière veste avec des motifs thermocollants. Bon, les seuls que j'avais sous la main étaient des papillons, parce qu'en général, quand je tombe dessus, je trouve ça trop chouette, et je les achète sans savoir où je les mettrai. Et curieusement, il n'y a que les papillons qui me tapent dans l’œil ! 

Elle a accepté, et quelques minutes plus tard, elle avait sa jolie veste !







Si vous n'avez jamais utilisé d'applique thermocollante, sachez qu'il n'y a vraiment rien de plus simple : 
- positionner la forme à l'endroit souhaité
- la recouvrir de papier sulfurisé
- repasser à fer bien chaud (le plus chaud que votre tissu pourra supporter) pendant 30 à 40 secondes (le temps est généralement indiqué sur l'emballage du thermocollant) 
- décoller délicatement la feuille de support du motif

A noter : les tissus ainsi customisés passent à la machine, mais pas plus de 40°, et sur les jeans ça ne tient généralement pas longtemps.

lundi 26 février 2018

Boite à médicaments récup'

Parce que jusqu'à il n'y a pas longtemps, j'empilais mes médicaments sur une étagère, en tassant un peu au fur et à mesure des années. Sauf que si moi je m'y retrouvais (et encore...), dès que j'étais absente et que mon mari avait besoin de quelque chose, il finissait par s'en passer plutôt que fouiller pour trouver ce dont il avait besoin.

Il était donc urgent de faire quelque chose... J'ai commencé par trier tout ce qui était périmé ou non utile (on ne garde pas des antibios au cas où, s'il vous plait, ça ne se prend jamais à la légère et sans avis médical...) pour les ramener à la pharmacie. Notez au passage qu'il faut toujours tout ramener à la pharmacie pour que les médicaments soient incinérés sans générer de pollution chimique ; parce que ceux que vous jetez à la poubelle iront s'épandre dans une décharge, et rejoindront peut-être une nappe phréatique. Alors oui, vous ne jetez que quelques comprimés, mais si tout le monde fait pareil, la nuisance est énorme.
(instant éco-responsable du jour, bonjour... :))

Puis, j'ai récupéré le carton d'un gros colis reçu pour faire le fond de ma boite. Je voulais qu'elle ait aussi des casiers pour pouvoir ranger les médicaments par catégorie, donc j'ai découpé des bandes de carton, les ai fendus à mi-hauteur pour pouvoir les encastrer, et j'ai recouvert le tout de vinyle autocollant. J'avais acheté ce rouleur de vinyle noir pour découper des silhouettes citadines afin de compléter la déco de chambre de mon fils, mais finalement j'avais laissé tombé cette idée. J'avais donc ce rouleau sur les bras, et autant l'utiliser avant qu'il ne s'abîme ou ne colle plus.






Voilà, maintenant c'est bien plus pratique à attraper sur l'étagère haute, et surtout, même mon mari peut s'y retrouver ! L'objectif, c'est que tout rentre dans cette boite. Si je n'ai plus de place : je trie !

Je ne me suis pas attardée plus de 15 secondes sur la déco, vu que c'est rangé dans un placard et que personne ne le voit...

vendredi 16 février 2018

Mousse au chocolat sans oeufs

Ma fille est allergique aux oeufs, entre autre, mais aussi aux algues (épaississants très courant dans un peu tous les produits industriels), aux laits animaux, aux levures, au gluten... Bref, que du bonheur ! Surtout pour elle. Et c'est vrai que côté dessert, c'est désert (humour pourri du jour, bonjour !).

Elle a droit aux compotes et aux "yaourts" au chanvre (les autres "yaourts" végétaux sont épaissis aux algues...). Alors pour varier un minimum et lui faire un groooos plaisir, hier ça a été mousse au chocolat !

Les vegans ont l'habitude d'utiliser l'aqua faba pour remplacer les oeufs dans toutes les préparations. L'aqua faba, c'est tout simplement le jus d'une conserve de pois chiches. Alors oui, dit comme ça, ça fait tout de suite moins envie, mais en vrai, même si le goût du pois chiche est présent, il est peu prononcé.

Pour 4 ramequins, j'ai mis :
- une tablette de chocolat noir 200g
- le jus d'une boite de 400g de pois chiches
- une cuillère à soupe de sucre glace (vous pouvez en mettre plus pour cacher le goût des pois chiches)

Faire fondre le chocolat au bain-marie, ou à feu très doux selon votre plaque (sur ma plaque à induction, je mets la casserole directement sur le "feu", mais à faible puissance, et je n'ai jamais eu de problème). Il est aussi possible de le faire fondre au micro-ondes, 30 secondes à puissance 500W maximum, à renouveler par tranches de 20 secondes en touillant à chaque fois, mais perso, je trouve ce procédé encore plus contraignant que le bain marie !

Monter le jus de pois chiches en blanc, au batteur électrique, en ajoutant le sucre glace sur la fin. On obtient une neige presque aussi consistante qu'avec des oeufs.

Laisser un tout petit peu refroidir le chocolat avant d'y incorporer petit à petit la neige. Au début, la texture du mélange est surprenante, on croit avoir loupé un truc, mais non, ça rentre dans l'ordre avec plus de neige.

Mettre dans des ramequins, et laisser 4 à 5 heures au frigo. 


Cela n'a évidemment pas vraiment le même goût qu'une mousse au chocolat aux oeufs, mais pour les intolérants, le compromis est intéressant. En tout cas, ma fille se régale ! Quant-aux pois chiches, ils s'utilisent de plein de façons : froids en salade avec des tomates, des cébettes et du persil (l'été), dans un couscous, dans une poêlée de carottes au curry...

samedi 10 février 2018

Ma cabane au fond du jardin...

Il y a tout juste un an, on s'est dit : "Tiens, si on construisait une cabane dans le jardin pour accueillir famille et amis ?" 
Et si je n'en parle que maintenant, c'est qu'il a fallu tout ce temps pour la réaliser !

L'idée de base, c'était de faire rentrer un vieux mobile-home tout pourri à retaper.  Finalement, c'est un gîte-hôtel qu'on dégotera dans un camping à proximité, et la différence majeure avec un mobile-home, c'est que le gîte-hôtel est un Légo géant ! Une cabane en kit. Et même que quand tu vas le démonter, t'as intérêt à bien numéroter parfaitement toutes les pièces pour les remonter au même endroit, parce que va pas croire que tu pourras intervertir 2 planches de même longueur, noooon ! Vu que le bois a bien travaillé, depuis 20 ans que l'habitat a été construit, chaque poutre à ses propres trous et ses propres déformations...

Bref, Sylvain et son collègue nous ont donc ramené la cabane en kit. L'avantage majeur, malgré tout, de ce kit, c'était que pour l'intérieur si vous voulions tout changer nous le pouvions, alors évidemment on ne s'est pas gênés. On a d'abord fait des plans sur papier, histoire de voir si vraiment tout pouvait rentrer comme nous l'imaginions. Et sur le papier, ça rendait pas mal !

On a fait des fondations en briques : on gagne en stabilité et la petite hauteur ainsi créée permet d'avoir un semblant de vide-sanitaire, et de passer tous les réseaux. 





Les poutres étaient toutes vertes, mais j'avais dès le départ décidé que l'intérieur et l'extérieur seraient gris et blanc, j'ai donc peint les poutres avant le montage, car c'était bien plus pratique et rapide qu'après. 

Après avoir monté les murs extérieurs, on a passé un double coup de peinture sur les murs que nous savions laisser blanc. Puis, on a monté le parquet sur toute la surface. Sylvain pensait qu'il serait plus facile de procéder ainsi et fixer les cloisons dessus, plutôt qu'aller faire du parquet dans des pièces qui seront franchement petites par la suite. 


Le montage des cloisons reste délicat, car on veut réutiliser aux maximum tous les matériaux de base. Or, à l'origine, la disposition des pièces était très différente, donc pour les cloisons, on fait franchement dans le puzzle, certaines cloisons sont composées de plusieurs "bouts", ou chutes, mais on y arrive tant bien que mal. 

Ici, on distingue la cuisine au premier plan à gauche, la salle de bain, la chambre enfants, et le WC. L'hébergement fait 40m² et nous voulions qu'il puisse accueillir 4 à 5 personnes, alors il faut tasser...

Une fois le gros oeuvre réalisé, on affine les peintures, et on fait les retouches nécessaires. Si au début je bouchais les trous avec de la pâte à bois, j'ai par la suite opté pour du plâtre, bien plus facile à travailler (merci beau-papa pour le conseil !).

Ici, la cloison-puzzle... On n'a racheté aucune pièce de bois pour l'ossature, tant par souci écologique qu'économique.


 Fidèle à moi-même, je travaille avec du matériel très inapproprié... J'y bosse aussi souvent le soir, à la lumière d'une projecteur plus ou moins efficace, et c'est le lendemain que je vois les défauts.

Pour le salon et la cuisine, on opte pour un revêtement mural (acheté, celui-ci, notre coté écolo a malgré tout des limites), afin de masquer les nombreuses imperfections du support.

Les enfants aident de bon cœur au montage des meubles.


Enfin, on monte la cuisine, neuve, elle aussi. Elle est assez petite, mais suffisante pour des séjours de quelques jours à quelques semaines. On est heureux de voir enfin le bout de cette installation !

Les pièces étant vraiment petites, il est compliqué de prendre des photos pour en rendre compte. Mais promis, on peut rentrer dans chacune d'elles !
 La douche

 Des meubles minimalistes, dans la salle de bain. Elle donne sur l'extérieur, mais face à un mur. Et depuis la photo, j'ai bien refait la peinture sur le montant de la porte... :)

 Une chambre avec un lit double, et même une graaaande penderie-étagères ! Bon, le passage est étroit pour faire le tour du lit, mais on y arrive !

 Mine-place pour le toilette (zut, j'ai oublié d'enlevé le scotch de masquage sur la fenêtre...), mais grosse déco sur la porte : un chouette sticker trouvé sur Internet. C'est quand je l'ai posé que j'ai compris pourquoi je l'avais payé si peux cher (moins de 10€) : c'était une sacré bordel ! Des bouts dans tous les sens, à positionner tant bien que mal... M'enfin, de loin, ça a l'air bien !



Il reste encore pas mal de détails à fignoler : plus d'étagères, pas mal de petites retouches de peinture... Mais ça attendra le printemps. On a attaqué le jardin, pour les gros sujets, et c'est aussi au printemps qu'on finira proprement l'espace vert. 



On a fait une grande terrasse, parce qu'ici, la belle saison dure looooogtemps !

Bref, cette cabane, ce n'est ni celle de Francis Cabrel, ni celle de Laurent Gerra. C'est la nôtre, et on la kiffe ! On espère que les potes et la famille la trouvent aussi à leur goût...